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Ma première expérience Watsu

by Ze O Zen / July 07, 2018 / in Session Zé'O Zen, Watsu Infos / 0 comments

1997. Tout juste 20 ans.
Je suis en voyage à Ibiza. Un ami me parle d’une petite piscine ou quelqu’un propose un soin aquatique.  Je décide de réserver.

On est seuls dans la piscine, au chaud, avec les lumières allumées mais au même temps dans l’obscurité. Mon corps profond dans l’eau, j’attends, sans vraiment savoir ce qui m’attend; C’est doux et chaud, silencieux… Je suis anxieux, nerveux… je vais recevoir mon premier massage Watsu.

Le praticien m’explique comment se déroulera la session en m’attachant des flotteurs à mes jambes et nous nous tenons debout, respirant profondément. Il me dit, et je ne pense pas avoir rêvé, d’imaginer que l’eau c’est ce que j’ai le plus besoin dans ma vie en ce moment. C’est facile, je veux dire à ses yeux souriants.

L’Amour est présent. Chaque fois que je sens que l’eau touche ma peau, il dit, pensez à ce que vous avez le plus besoin. Et je le fais, et je le sens. L’eau me caresse, me rassure. Face à lui, main la main, je suis prêt à flotter, je lui serre ses mains, en forme de signe, et il me prend doucement dans ses bras, comme vous le feriez à un bébé. Je ferme les yeux. L’eau glisse dans mes oreilles submergés. Doucement, il m’a mis en flottaison. La, je pense aux animaux marins, je pense à la soirée de “ouf” que je venais de vivre, je me demande si j’ai choisi le bon maillot de bain, si j’ai trop mangé au déjeuner. “Arrête” je me dis à moi-même. Concentration. Je reviens à mon souffle et je donne une tâche au singe dans ma tête : se concentrer sur le souffle. Je me sens confortablement chaud et sans poids. Je ressens l’amour de l’eau alors qu’elle retombe et éclabousse ma peau. Je le sens vraiment, et j’aime la sensation et les sons pendant que le praticien me glisse dans l’eau. Son ante bras un confortable support. Parfois, il ne me retient que d’une main sous ma tête, mais je me sens en sécurité.

Il déplace mon corps d’un côté à l’autre, pour desserrer une colonne vertébrale rigide.

Une main, avec son pouce et doigts, travaille pour masser mon dos, des douces pressions et descends au bas de la colonne.

Je sens que la traction de l’eau aide au processus. Parfois, mes bras flottent, se glissent, puis s’enroulent autour de lui, ils ne le touchent pas, ils sont simplement en repos absolu. Il me déplace parfois vite, parfois lentement, pour ouvrir mes épaules, les hanches, les genoux, les chevilles, le cou. Ma tête, en sécurité, sans jamais sentir la tête qui tourne.

C’est délicieusement désorientant, cette danse de l’eau, alors qu’il déplace son corps et le mien, l’un influençant l’autre. Nous balayons et balançons et parfois il semble qu’il ait plus de deux mains, et plus tard il me le dit, ses pieds font partie de la danse aussi. Maintenant, ma tête repose sur son épaule et j’entends et ressens son souffle – profond, lent, rythmique – comme se synchronise avec le mien. C’est rassurant, sensuel, éveillé même, mais je submerge cette pensée avec une effroyable désintégration de non zénitude. Je me permets encore un sourire.

Quelle chance j’ai …. Et un fou rire éclate. Et un autre et un autre … Bonheur.

Ses mains courent la longueur de mes bras, tirent, s’étirent, lorsque ma caisse thoracique s’ouvre, je me sens puissant et fort. Libre. Je ne ressens aucune résistance à l’eau ni à lui. Je suis l’eau. Il est l’eau. Je me suis entièrement rendu à l’amour et l’amour de l’eau m’attaquent, m’enveloppent, me caressent, me protègent, me revigorent, me reconstituent, me libèrent. Je suis une algue, je suis une sirène, je suis une plongée et une flambée d’oiseaux de mer. Et encore et encore. L’œil de mon esprit voit le bleu brillant et le vert profond et frais. Il me prends dans ses bras, en position de fœtus et je ne peux pas m’empêcher de lâcher quelques larmes, bloqués.

Je sens la proximité du bord de la piscine, mon dos contre, je le sens desserrer les flotteurs de mes jambes.

Je ne veux pas que ce soit terminé. J’en veux encore, même si j’ai complètement perdu la notion du temps !

Mes yeux restent fermés alors qu’il repose mes pieds sur le sol de la piscine – lentement, lentement – je réalise que suis loin, ailleurs et il met mes mains sur ma poitrine – doucement, doucement – et me laisse, être.

Je suis sans voix, à l’exception de « merci ».

Il est silencieux, sauf pour «je vous en prie ». Nous restons, silencieux encore, séparés et au même temps ensemble, ici et ailleurs, quelque part, jusqu’à ce que nous ayons complètement « rentré ».

La danse est terminée.

Il n’y a plus de douleur ni de tension.

Juste joie, lumière et amour.

Envie d’essayer ? Consultez ici ma disponibilité.

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|Zé Cête|

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